Pourquoi parler de crise dans le tourisme montagne ?

Crise du ski

Les vacances aux sports d’hiver, les séjours « tout ski » comme nous les avons connu à l’âge d’or des stations, durant les années 80 à 2000 sont révolues. Aujourd’hui  une baisse de fréquentation, en tout cas une stagnation de la croissance d’affluence se fait largement sentir.

Les stations françaises ne sont plus aujourd’hui un eldorado et une mine d’or pour les investisseurs comme elles avaient pu l’être dans les décennies auparavant. De nombreux éléments viennent en conflit avec la mécanique d’expansion qui était la norme par le passé. Parmi les facteurs, on distinguera deux types : les facteurs internes et externes.

Parmi les facteurs internes, on pourra noter que les investissements toujours plus nombreux et importants ont depuis peu marqué un frein, et la logique n’est plus à l’augmentation sans limite du nombre et du kilométrage des pistes. Les parcs locatifs vieillissants ne semblent également plus convenir à une clientèle recherchant le bien être et pas seulement venue pour la pratique du ski. La complexité managériale des stations ainsi que la multiplicité des acteurs qui entrainent une lenteur dans les prises de décisions sont également pointées du doigt par les analystes du secteur. Enfin, une perte de dynamisme semble toucher le secteur et un nouvel élan serait intéressant à impulser.

Danger crise ski2Concernant les facteurs externes que je développerais un peu plus bas, on peut citer tout d’abord la concurrence des pays étrangers, qui, bien placés sur les marchés internationaux, grignotent des parts de marché aux stations de sports d’hiver française. On pense bien sur à la production de matériel de ski, qui, après s’être délocalisé en Europe de l’est, se déploie directement en Chine ou en Asie. Également pour les séjours, certaines destinations comme l’Italie, l’Autriche et l’Europe de l’est propose des prestations équivalentes mais plus économiques. La neige, facteur non maitrisable, se fait de plus en plus capricieuse et au vu du réchauffement climatique, l’enneigement naturel des stations de basse et de moyenne altitude (jusqu’à 2000m) semble de plus en plus compromis. Le pouvoir d’achat remet en cause la volonté passée d’un ski démocratisé sur de longs séjours. Enfin les changements de sociétés font que le nombre de skieurs et de jeunes en montagne se font de moins en moins importants.

Je développerai les facteurs externes qui touchent le secteur montagne et nous aborderons les solutions en terme de communication pour y faire face DANS LA TROISIÈME PARTIE.

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