La reconnaissance

Cette première stratégie consiste à accepter1650-1244560608-crise---450x337 la crise et ce, le plus rapidement possible. Dans cette stratégie, si la presse dévoile la crise en devance les acteurs, c’est que leur communication est mauvaise et que la crise ne leur appartient déjà plus. Pour mener l’opération, les acteurs doivent donc aller vite et être en mesure de déterminer rapidement si ils sont compétents par rapport au moteur de la crise. Ce moteur peut être interne, par exemple lié aux produits de l’entreprise, ou externe, par exemple lié à un contexte politique ou dans notre cas météorologique. Dans chacun des cas, l’axe de communication ne sera pas le même. »

De manière générale, la stratégie de la reconnaissance s’appuie sur une communication claire et ferme. Selon le contexte, plusieurs alternatives s’offrent à l’entreprise :
Reconnaître complètement la situation et sa responsabilité. Dans ce cas, assumer les réparations des dommages subis apporte un avantage au point de vue juridique, mais aussi médiatique. C’est une possibilité pour les stations, en gardant le fait
– Exprimer son incompréhension, si l’entreprise ne connaît pas les raisons à l’origine de la situation.
– Elargir la responsabilité à des acteurs externes, comme les autorités de régulation.
– Dissocier les choses en se délestant des responsables s’il le faut.
Contingenter la crise sur un objet, un lieu, un temps. Le but est alors d’éviter d’élargir le phénomène à d’autres produits, d’autres marques, d’autres usines… dans le cas des stations de ski, c’est surement la meilleure des choses à faire, surtout que dans la réalité, les crises (enneigement, accident), ne touchent pas les massifs de la même manière. Cette stratégie recoupe également les conseils édictés par Mme Frochot dans le marketing du tourisme concernant la stratégie de dissociation des territoires pour éviter la contamination géographique.

Encore peu employée, cette stratégie de la reconnaissance est pourtant l’une de celle qui semble fonctionner le mieux. Il semble en effet difficile en effet d’avouer sa responsabilité pour une entreprise. Mais le faire, c’est jouer la carte de la transparence et acquérir une crédibilité auprès des différents publics. Cette stratégie permet également d’éviter une remontée ultérieure d’informations contredisant les premières déclarations, une situation dans laquelle l’entreprise a énormément à perdre sur le plan de l’image.

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