Montréal est une poudrière.

Montréal est une poudrière.  Atricle très engagé de  Hamilton-Lucas Sinclair (cliquer) © Copyright 2011

Pour plusieurs raisons. Ici, j’en exprime une parmi d’autres.

Carte_Montréal_Map_Island_district_anglo_franco  Carte du Grand Montréal. L’île proprement dite couvre 499 kilomètres carrés. (À titre de référence quantitative, Gaza, par exemple, couvre environ 360 kilomètres carrés.)

Cet article n’est pas “politique” au sens informel, courant, populaire

du terme, il est l’expression d’une chose sourdement pressentie. C’est tout. Je ne prédis rien, mais j’éprouve, et j’exprime.

J’ai grandi et vécu longtemps à Montréal. Les Montréalais francophones sont constamment, et de plus en plus, de décennie en décennie, provoqués et humiliés par le mépris, la haine du français, la mauvaise foi de ceux qui donnent de faux renseignements aux francophones, les commis dans les magasins qui ont pour instruction de ne jamais répondre ou parler en français à un client même quand le commis connait le français, etc.

Ces attitudes vont grandissantes. Elles étaient extrêmement frappantes vers la fin des années 1990s après une absence de près de dix ans. Les signes étaient présents dans les années 1980s. Les regards de haine, de méfiance ou de mépris à l’endroit des francophones étaient parfois palpaples, même dans les quartiers francophones – comme si on voulait les chasser ou les effacer du territoire. J’ai vécu cette sensation très nette en 1999. Je n’habite plus Montréal depuis. Mais j’y ai grandi.

Montréal est une poudrière. Je le sais pour l’avoir vécu, je le sais pour avoir espéré autre chose à une certaine époque et cru que les choses pourraient s’améliorer. Mais on a affaire à une sorte de propagande sourde anti-francophone, quelquechose du genre, et à une mauvaise foi évidente de la part de certains. La bêtise de quelques-uns entraînera un tort pour tous. La mauvaise foi et le mépris sont des poisons semés, jour après jour, goutte après goutte, par la haine du français. C’est d’une bêtise inqualifiable. Ceux et celles qui dominent les activités quotidiennes, particulièment dans l’entreprise privée, ont leur part de responsabilité – et les autorités politiques aussi, libérales, fédéralistes, péquistes : le Parti Québécois lui-même a aboli les Cofis, les Centres d’orientation et de formation des immigrants, il y a quelques années.

La dignité est offensée chaque jour – et la dignité, pour ceux et celles qui l’ont compris un jour, est un reflet, souvent imparfait, souvent déformé, mais un reflet réel de la présence divine dans l’être humain. Ça peut demeurer refoulé ou dormant longtemps, mais c’est, par essence, littéralement, absolument touchy, absolument explosif. Cette dignité est offensée régulièrement, à micro-doses, en plusieurs points de la cité, par des imbéciles qui interdisent le français dans les faits, par mauvaise foi, mauvaise volonté, provocation – une insondable stupidité. Et par ceux qui acceptent passivement ou activement cette atteinte à leur dignité. Jeu  empoisonnant et dangereux.

On n’en est pas, ici, à la question de savoir s’il est bon ou non de connaître plusieurs langues, on l’aura compris – et ce blog en témoigne. On en est, ici, par exemple, au refus mesquin, provoquant, de parler français dans les commerces mêmes, et ce même quand on connait le français. Connaître plusieurs langues est évidemment une bonne chose. La question n’est pas là. Refuser de parler le français, surtout dans les commerces, quand on connait la langue, c’est tout autre chose: c’est fêter stupidement l’ignorance, l’encourager, et semer consciemment, sciemment, l’irritation, le mépris, la haine. Y a-t-il un agenda?

On sème quotidiennement du poison. Ce n’est pas un jugement. C’est un feeling de fond. C’est un constat. Un constat que j’ai fait il y a longtemps et que les dires, rumeurs et bruits des derniers temps semblent confirmer.

C’est l’état des choses. Montréal est minée par des mauvaises volontés butées. C’est vibratoire. C’est petit à petit. C’est irritant. C’est explosif. Et c’est vraisemblablement voulu.

Montréal est une poudrière.

© Copyright 2011 Hamilton-Lucas Sinclair (cliquer)

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